Tour Du Monde

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port de Barcelonne

dimanche 19 avril 2020

Marsala Sicile

 Mardi 14 avril :
Ce matin, nous devions approcher du port de La Valette à Malte pour une escale technique (approvisionnement carburant ), mais les autorités maltaises ont refusé cette demande et n’ont pas autorisé le navire à entrer dans ses eaux territoriales. Nous sommes donc restés en mer en compagnie de plusieurs dizaines d’autres navires, loin des côtes, au-delà des 20 nautiques réglementaires. A défaut de cette autorisation, nous avons appareillé le lendemain en fin de matinée sur le mode « petite vitesse » pour la destination suivante Barcelone.
















Jeudi 16 avril
Tôt ce matin, le Commandant nous informe que nous devons faire une escale en Sicile pour une urgence sanitaire. Nous avions constaté en effet lors de notre marche quotidienne matinale autour des coursives du pont 3 ( 570 mètres ) un changement de rythme du bateau.
A l’approche du port de Marsala, dans le sud-ouest de la Sicile, 2 vedettes garde-côte viennent à notre rencontre et nous escortent. Notre navire restera à l’ancre durant 2 jours ( l’index GPS sur la carte).








Le passager malade est transporté sur un brancard dans un des canots du navire qui va le conduire vers le port escorté des 2 vedettes garde-côte.






Toute la matinée, les croisiéristes vagabonderont sur les ponts supérieurs à profiter des paysages terrestres, à admirer le port de Marsala au loin,… 













Certaines croisiéristes font du « dessin »,...





















Certains s’initient à la danse tandis que dautres lisent,…












Certains« farnientent » au bord de la piscine tandis que d’autres se baignent,…














Midi, nous décidons de déjeuner au restaurant Club sur le pont supérieur (10) au calme avec le port comme cadre. A posteriori, nous nous disons que nous avons bien fait car le message du Commandant tombe en début d’après midi : « Tous les passagers sont consignés dans leur cabine jusqu’à nouvel ordre. Le passager débarqué ce matin est traité en détresse respiratoire à l’hôpital et doit subir les tests Covid-19».




Nous resterons confinés dans nos cabines du jeudi 16 à 14h00 jusqu’au vendredi 17 à 22h00.
Pour nous qui bénéficions d’un balcon, la contrainte ne sera pas trop dure : lecture, scrabble , dessin, télé car nous avons désormais 2 chaînes françaises depuis le passage du canal de Suez, gym ou farniente sur le balcon,.. et les repas amenés par le personnel de service devant la porte de notre cabine.
Nous compatissons pour les passagers en cabine intérieure de 14 m² sans la lumière du jour!






Vendredi 17 avril, 22h00 :

Enfin soulagés, le Commandant nous informe que les 3 tests covid-19 effectués sur le passager malade se sont révélés négatifs et que les mesures de confinement en cabine sont levées.

Nous avons l’agrément des autorités sanitaires pour poursuivre notre route vers Barcelone où nous serons lundi 21 avril vers 7h00 du matin





Seuls les passagers espagnols et les personnes ayant leur résidence principale en Espagne seront autorisés à débarquer à Barcelone.

Pour tous les autres passagers, l’escale finale de la croisière sera Gênes, au Nord-Ouest de l’Italie, le mardi 21 avril avec un débarquement géré par Costa et les autorités concernées par le rapatriement de leurs ressortissants à partir de mercredi 22 avril.


lundi 13 avril 2020

Mer Rouge - Canal de Suez


 Mardi 7 avril :
Dans la soirée, nous entrons dans la mer rouge par le détroit de Bab el-Mandeb qui sépare le Yémen et Djibouti. Sur le pont du Deliziosa, nous pensons avec nostalgie à notre séjour dans la région 25 ans auparavant . Les lumières sur la côte que nous apercevons sont celles d’un village yéménite au clair de la presque pleine lune.


Jeudi 9 avril
Après un détour dans la nuit de mardi 7 à mercredi 8 pour des raisons sanitaires à Djeddah en Arabie Saoudite, nous devons faire une nouvelle escale sanitaire à Hurghada en Egypte où nous resterons au large de 14 à 16 heures en attendant la vedette garde-côte.
Cela sera la curiosité du jour et changera notre perspective avec la mer à perte de vue quotidiennement.
Au loin, la ville et en arrière plan la chaîne de montagne.







La ville d’Hurghada est un port et une station balnéaire réputée pour la plongée. A droite, un village touristique voisine avec la ville musulmane et ses mosquées.







 Au loin, nous distinguons des points blancs dont les formes nous intriguent. En fait, de beaux yachts amarrés dans la baie !





 Une autre perspective de la partie plus touristique de la ville d’Hurghada .



 Samedi 11 avril
Nous restons amarrés dans le golfe de Suez au large de Suez durant la journée du vendredi 10 avril et commençons à l’aube la traversée du canal.
Tout au long du canal, nous verrons de gros chantiers de consolidation et sécurisation des berges.

Au moment de la construction, le canal mesurait 164 kms de long et permettait le passage de navires ayant un tirant d’eau maximum de 6,7 m. Le 1er navire traversa le canal le 17 février 1867, mais le canal fut inauguré le 17 novembre 1869 en présence de l’impératrice Eugénie.




Ici, des norias de camions transportant du sable .
En arrière plan, un 2éme canal a été mis en service. Le doublement du canal a été inauguré en 2015. Nous apercevons le passage d’un porte-conteneurs qui navigue dans le sens opposé.



 Côté « Sinaï », nous croisons une immense ville construite le long du canal sur plusieurs kms (une partie de la ville avec l’une de ses mosquées).


Encore un chantier!
Sur le sommet de la dune artificielle , un poste de guet , côté Sinaï. Des soldats surveillent le canal dans ce type de guérite tous les kms environ.


La statue de ce travailleur rappelle les dizaines de milliers d’ouvriers qui ont contribué à la construction depuis l’époque de Ferdinand de Lesseps.


 Le transit des navires d’une durée de 15 heures environ est organisé en 3 convois par jour . Les navires se suivent à une distance d’un mille marin à une vitesse de 9 nœuds.


Tous les croisiéristes sont sur le pont pour filmer, photographier... ; une journée qui nous distrait de la monotonie des journées en mer !
Nous pouvons admirer en ce point le raccordement du 2éme canal. Il ajoute une 2éme voie de navigation de 35 kms aux 164 kms de canal existant permettant aux navires de passer séparément dans des directions opposées. Chaque jour, 97 navires peuvent transiter, au lieu de 49, ce qui réduit également le temps de transit. 




Encore un chantier! Les chinois participent à la sécurisation des berges.






Un immense ouvrage qui nous rappelle celui du pont «Atlantique» de Panama croisé le 24 janvier dernier, déjà !
Il relie la ville d’Al Qantara (Egypte, côté Afrique) au Sinaï (Egypte, côté Asie). En effet, le canal constitue la frontière entre les 2 continents.






Une perspective du canal avec le Sinaï à gauche très désertique et les environs de Port Saïd verdoyants à droite qui bénéficient d’un drainage par des canaux d’irrigation venant du Nil.













Un des nombreux postes de casernement des soldats, heureux de notre passage, qui gardent le canal.


Nous approchons de Port Saïd, terme du canal et nous retrouverons la Méditerranée quittée 3 mois auparavant.
La prochaine escale technique annoncée sera à La Valette à Malte mardi 14 avril.

dimanche 5 avril 2020

Seychelles - Oman

dimanche 29 mars :


Tôt le matin, nous arrivons en vue du port de Victoria. Une pause inattendue ! En effet, la veille au soir, le Commandant nous annonce un changement de route vers les Seychelles à environ 300kms pour une urgence sanitaire concernant un membre d’équipage.



Vers 7h00, nous sommes au large et nous voyons arriver un garde-côte Seychellois. La prise en compte et l’embarquement du malade ont été très rapides. Il sera transféré à l’hôpital de Victoria pour subir une opération de l’appendice »..
 


Avec la nostalgie des superbes plages des îles de Pralin et de La digue, visitées 2 ans auparavant, nous reprenons le cap vers Oman.



Jeudi 2 avril


Vers 9h00, nous longeons les chaînes montagneuses et les côtes très découpées d’Oman avant d’entrer dans le port de Mascate.
Mascate, la capitale d’Oman et l’une des plus anciennes villes du Moyen-Orient. Dans les temps anciens c’était la plaque tournante de l’encens et des épices qui était exportés du sud de l’Arabie vers l’Europe, en passant par la Méditerranée. 



En arrière plan, nous découvrons 2 anciennes tours de défense qui protégeaient le port, le brûle parfum, symbole de Oman, et un ensemble touristique moderne.



Le brûle parfum aux dimensions gigantesques se repère de très loin.



Nous arrivons dans le port de Mascate où nous resterons 2 jours sans descendre du bateau. Nous avons le loisir d’admirer depuis les ponts supérieurs la beauté de cette ville et de ses environs. Les 2 yachts du Sultan s’imposent comme le château fort, vestige des anciens temps pour la protection du port.



Même sur le bateau, nous trouvons un petit coin de « verdure » où nous pouvons lire ou nous reposer dans le calme.



Sur cette route côtière, nous verrons défiler durant ces 2 jours des norias de camions citernes de béton vers Mascate, la seule activité visible. Aucune activité dans le port si ce n’est la vedette garde côte qui a patrouillé durant tout notre séjour.



Ces 2 boutres sont amarrés dans le port et attendent sans doute la fin du confinement pour reprendre leur activité. Aujourd’hui, les produits d’exportation traditionnels sont les dattes, la nacre, l’encens et le poisson.
En arrière plan, une immense affiche en l’honneur du Sultan Qabus ibn Saïd décédé le 10 janvier dernier.



Un ancien château fort qui symbolisait la puissance de Mascate et du Sultanat Oman dans la partie orientale de la Péninsule Arabique .
Le golfe d’Oman relie la mer d’Arabie au détroit d’Ormuz et au golfe persique, endroit stratégique aujourd’hui pour la route du pétrole.



En face de notre cabine, nous avons eu tout le loisir d’observer pendant ces 2 jours l’activité sur ce bâtiment militaire. Reconverti sans doute en transport humanitaire, ses marins, tels des fourmis acheminaient des cartons dans les soutes du navire. Les sites de crise ou de conflit dans la région ne manquent pas !!!


Vendredi 3 avril ,vers 16h00


Le Deliziosa appareille vers la Mer Rouge et le canal de Suez où nous serons vendredi 10 avril.



Nous voyons défiler à nouveau les côtes escarpées et admirons au loin le quartier du palais du Sultan.
Et les derniers îlots rocheux avant d’atteindre la mer d’Arabie...

vendredi 27 mars 2020

Escale technique à Port St Louis à Maurice et La Réunion



Mardi 24 mars : 

Après 7 jours de mer depuis Fremantle en Australie, tôt ce matin, nous nous approchons de l’île Maurice où nous n’accosterons pas. Le temps est gris et nuageux!









Le bateau jette l’ancre au large de Saint Louis . Il sera ravitaillé ecarburant via le tanker amarré à couple au Costa Deliziosa jusqu’au soir.





 L’après-midi, nous prenons l’habitude de jouer au scrabble, saine occupation durant nos longues journées en mer. La lecture et le sport sont également très prisés.
Toute la journée, les passagers  pourront malgré tout, admirer les côtes depuis les ponts supérieurs du bateau.






C’est avec un sentiment de frustration que nous mettrons le cap dans la soirée vers l’île voisine, la Réunion à 200 kms environ  .



mercredi 25 mars :

A l’aube nous arrivons près de St Denis de la Réunion par le nord de l’île.






Après 1 heure de marche matinale sur le pont 3 du bateau qui offre une boucle de 600 m environ , le petit déjeuner est le bienvenu.





Nous contournons l’île jusqu'au Port éclairé par un rayon de soleil qui perce entre le Piton des Neiges et celui de la Fournaise.

Le Terminal Maritime restera vide, personne ne descend, personne ne monte à bord.
Seuls 3 réunionnais seront autorisés par le préfet à descendre et rejoindre leur domicile par taxi avec un confinement complet de 14 jours. Dans la soirée, 3 autres personnes malades qui ne peuvent être traitées à bord seront prises en charge par l’ambulance des pompiers vers l’hôpital .









5 conteneurs attendent d’être déchargés par palettes directement dans les cales du Deliziosa. Nous aurons des légumes et des fruits frais qui commençaient à manquer.











Pour la suite du voyage, le Commandant nous indique dans sa communication avant l’appareillage: "nous prendrons une route vers le Nord/ Nord Est en direction du canal de Suez ; les autorités de Costa sont en cours de négociation avec les pays de la région pour l'accueil dans un port qui permettra un ravitaillement avant le franchissement du canal. "
La date ainsi que le port au retour sont toujours incertains!
Concernant la vie quotidienne sur le bateau depuis l’Australie, des mesures d’hygiène strictes ont été mises en place dans les différents points de restauration, les activités amenant une trop grande concentration (spectacles par exemple) ont été limitées ou supprimées.


jeudi 19 mars 2020

Perth/Fremantle

lundi 16 mars


A l’ouest de l’Australie, le jour se lève sur le port de Fremantle à l’embouchure de la Swan River. Connaissant Perth, nous avions prévu de prendre le train pour nous y rendre mais le capitaine nous annonce que compte tenu des cas de coronavirus détectés en Australie, nous ne sommes pas autorisés à descendre. Les personnes qui désirent tout de même prendre le risque seront en quarantaine en remontant à bord. Nous préférons passer la journée au soleil sur le pont. Les bateaux de croisières qui sont à quai semblent désertés. Nous avions croisé le Queen Mary II à Sydney nous le retrouvons ici avec une banderole «security warning keep 50 metres away ».



Les passerelles sont installées mais pratiquement inutilisées.



Perth se trouve à une vingtaine de kilomètres de l’embouchure du fleuve, nous en apercevons les tours au loin.



C’est assez frustrant de voir Fremantle à nos pieds et de ne pas pouvoir nous y balader.



Vers 16h. Nous larguons les amarres et longeons au bout du quai le très beau musée maritime, admirons la plage et le port de plaisance de Fremantle. Le ravitaillement terminé, nous repartons vers l’Océan Indien et l’île Maurice que nous devrions atteindre après 7 jours de mer, mardi 24 mars.