Tour Du Monde

Tour Du Monde
port de Barcelonne

vendredi 21 février 2020

Polynésie française


 lundi 17 février :
Nous débarquons à Papeete ( «panier à eau» en tahitien), capitale de Tahiti avec 180 000 habitants sur les 276 000 habitants de l’ensemble de la Polynésie française.
La Polynésie française est divisée en 5 archipels : l’archipel de la Société avec les îles du vent dont Tahiti et les îles sous le vent dont Bora Bora, l’archipel de Tuamotu (ou des Gambiers), l’archipel des îles australes et l’archipel des Marquises.
Les tahitiens ont toujours le sens de l’accueil : la fleur de Tiare remise à chaque passager, le charme des danseuses 


Un groupe de musiciens nous accueillent au son de la musique polynésienne.



La cathédrale catholique de Papeete. Sur l’île, nous avons découvert de nombreuses églises d’autres confessions. Les églises des adventistes du 7ème jour sont les plus nombreuses car c’est la religion la plus enseignée par les pasteurs anglicans. 



La mairie de Papeete, fermée à l’heure où nous sommes passés.



Une voiture de location et nous partons avec un couple d’amis à la découverte de Tahiti « Nui » (« Nui » signifie grand en polynésien. Rappelez-vous Rapa Nui). Faute de temps , nous ne visiterons pas Tahiti Iti (petit en polynésien), l’île Sud, reliée par un isthme à celle du Nord.
La route périphérique de la partie Tahiti« Nui » fait environ 120 kms.
Un premier arrêt sur une plage pour profiter d’un bain très tempéré (environ 30°C).



Un temple « Marae » sur le site « Arahurahu » qui célébrait la mémoire des prêtres ou des rois locaux comme les Moais sur l’île de Pâques. Ce culte est typique des îles polynésiennes.



Le golf de Tahiti dans une palmeraie au bord de l’eau.




De nombreuses cascades descendent des pentes escarpées couvertes de plantes tropicales ; l’île est très verdoyante et très montagneuse. Seules les côtes sont habitées.



Sur le site du musée Gauguin fermé pour raison de travaux, nous nous promenons dans un parc au bord du lagon et nous nous abritons au frais sous un grand faré agréablement ventilé.



L’une des 3 cascades de FA’ARUMA’I de plus de 100 mètres de hauteur. Chaque lieu a sa légende. Ici, celle d’une très belle princesse trop protégée par son père, tombe amoureuse d’un jeune homme en venant près de cette chute. Le jeune homme se révèle être un elfe qui l’emporte derrière la cascade où ils vivent encore très heureux.




Dans un des jardins botaniques, l’arbre a pain est roi.




La grotte de « Maraa » sur la côte ouest. Ici aussi la légende perdure dans ce lieu d'eau couvert de nénuphars.










 gingembre sauvage et autres plantes exotiques.


Bora-Bora



mardi 18 et mercredi 19 février :

Spectacle d’une rare beauté au réveil lorsque notre bateau jette l’ancre dans la baie de Bora-Bora.
L’île et son lagon sont protégés par un récif corallien qui en font un lieu paradisiaque avec des eaux turquoises et une faune aquatique très riche.
Nous avons appris la veille que nous resterions 2 jours sur l’île en raison d’une tempête tropicale dans le secteur des îles Cook, et en particulier de l’île de Rarotonga que nous devions atteindre dans 2 jours. Nous irons donc directement en Nouvelle Zélande en essayant d’éviter le cyclone.


L’accueil polynésien toujours joyeux et sympathique.



Une visite des nombreux stands où les touristes se laissent séduire par de l’artisanat qui, hélas, semble de moins en moins local.



D’autres touristes cherchent de la documentation ou une connexion wifi auprès de la maison du tourisme véritable faré avec son toit en feuilles de palmiers.



La visite de la capitale de l’île, Vaitape, est très rapide : une rue principale et de nombreux magasins d’articles en nacre, en bois et les paréos de toutes les couleurs. Mais aussi la fameuse perle noire de Tahiti dont les copies made in china sont bradées.
La petite église catholique est belle. Très aérée par des claustras qui permettent une ventilation naturelle. Au dessus de l’autel, un immense vitrail au décor naïf laisse apparaître le pic de plus de 700 mètres qui domine l’île.




Nous avons retrouvé une plage tranquille loin des touristes où nous avons pu admirer les fonds coralliens encore préservés et les poissons tropicaux de toutes les couleurs comme dans nos aquarium.





La route principale qui ceinture l’île n’a pas plus de 32 kms. Nous louons une moto à 3 roues sur laquelle la passagère était très inquiète.



Un autre aspect de Bora Bora avec ses nombreux Hôtels, Lodge, Resort dont la plupart ont construit des paillotes sur pilotis au-dessus de la mer turquoise.
Après notre agréable échappée, nous reprenons la chaloupe pour rejoindre le Deliziosa et voguer vers d'autres aventures dans les îles.




 Une jeune fille très concentrée !
Au moment où nous écrivons ce blog avec 12 heures de retard sur vous, nous avons une pensée très tendre pour notre petite fille MAÏA, la fille de Cathie et Laurent qui va souffler ses 8 bougies à Paris ce 22 février.
Un petit clin d’œil pour son loisir favori, l’équitation, et sa passion des poneys et des chevaux. 


Un autre pour sa passion de la danse et de la chanson. Elle connaît déjà tout le répertoire d’Angèle. Nous savons qu’en allant voir le concert d’Angèle à Bercy elle aurait le plus beau cadeau d’anniversaire.
                                   Un très JOYEUX ANNIVERSAIRE MAÎA !!!

                            Paï et Maïe t’envoient de GROS ,GROS BISOUS.

dimanche 16 février 2020

PITCAIRN ISLAND, l'île des mutins du Bounty


01-Vers 8h00, nous apercevons les contours de l’île de Pitcairn. Nous ne pourrons accoster même avec les chaloupes du Deliziosa, aussi c’est une délégation de l’île (une cinquantaine d’habitants aujourd’hui ) qui viendra nous rendre visite sur le bateau.
«L’île est surtout réputée pour avoir servi de refuge à certains mutins du Bounty. Le 28 avril 1789, environ 18 marins armés avec à leur tête le capitaine second du Bounty, Fletcher CHRISTIAN, capturent le capitaine Blike et le larguent en plein océan sur un canot avec 16 autres membres d’équipage. Après un retour à Tahiti, les mutins se ravitaillent, amènent avec eux des polynésiennes et cherchent une cachette sûre. Leur choix de l’île inhabitée de Pitcairn est surtout liée au fait qu’elle était incorrectement enregistrée sur les cartes marines mais aussi de la présence d’eau et d’un sol très fertile.  »



02-Seule la partie ouest de lîle volcanique malgré les difficultés d’accès est habitée ; Pitcairn est restée une colonie anglaise de 47 km² administrée par la Nouvelle Zélande.



 03-Un petit port a été aménagé ( sur la gauche ) pour abriter et mettre à l’eau de petites embarcations. Un chemin a été aménagé pour le transport de fret livré par des paquebots de passage ( assez nombreux dans ce secteur car sur la route entre le canal de Panama et la Polynésie.



 04-A partir du petit port de l’île , une délégation de 25 habitants de Pitcairn , tous descendants de 9 des 18 mutins du Bounty, vient nous rendre visite pour vendre leurs produits sur le Deliziosa.



 05-Sur notre bateau, une foule curieuse de croisiéristes occupe les ponts 9 et 10 en attendant que les stands de marchandises proposées par les habitants de Pitcairn s’organisent et se mettent en place.





06- 3 vendeurs d’origine Pitcairn : 2 ont un type polynésien dont la policière qui aide son collègue , l’autre plutôt britannique.
La vente sur les bateaux de passage et de croisière en particulier est très lucrative.


07-Quelques objets fabriqués sur l’île ;
Une autre source de revenus est aussi la philatélie.


 08- Durant la présence des habitants de Pitcairn, notre bateau fait un tour panoramique de l’île et nous permet d’admirer la côte opposée à l’Est encore plus abrupte et très découpée ; aucun habitat n’est possible.





 09- On distingue une petite plage, difficilement accessible .



10- 🎵C'est une maison bleue, accrochée à la colline, on y vient à pied, on ne frappe pas, ceux qui vivent là ont jeté la clé🎶...



 11- Et puis, c’est la fin du divertissement , déjà ! Nos invités qui ont sans doute fait quelques affaires retournent sur leur terre d’adoption.


 12- Au retour dans notre cabine, surprise !!! Une déco très romantique sur notre lit.
Mais oui, bien sûr..  nous sommes le 14 février, la Saint Valentin !



13-  Demain pour nous aujourd’hui 17 février pour vous en France, un autre événement pour lequel nous avons de tendres pensées , l’anniversaire de Titouan Comet, notre petit fils , fils de Vincent et Muriel qui fête ses 7 ans.
Cette photo illustre son caractère déterminé et ses gênes « rugbystiques « car il a déjà l’attitude très caractéristique de l’attaquant en débordement avec le ballon sous le bras et l’autre bras prêt à raffûter les prochains adversaires . C’est aussi un clin d’œil pour nos prochaines escales au Tonga, Nouvelle Zélande, Australie, pays d’excellence du rugby .
Joyeux Anniversaire Titouan; Paï et Maïe pensent beaucoup à toi et t’embrassent très fort.

vendredi 14 février 2020

ILE DE PAQUES- RAPA NUI


Lundi 10 et mardi 11 février :

01-Après 4 jours de navigation, le Deliziosa jette l’ancre devant le petit port de l’île de Pâques (ou Rapa Nui-grand RAPA). Nous avons de la chance, le temps est clément avec un peu de houle seulement ce qui permettra à nos 6 canots de nous conduire à terre, en noria, malgré une passe vers le mini port très délicate à franchir à cause de grosses vagues (l’année passée, les croisiéristes du Costa n’avaient pas pu descendre à terre). En effet les côtes de l’île sont très découpées et difficilement accessibles comme le montre la photo. Sur le rocher de basalte, une polynésienne prend la pose avant le festival de danses locales programmé dans la soirée.
L’île de Pâques a été ainsi nommée par le découvreur hollandais qui débarqua le jour de Pâques. Elle est rattachée au gouvernement chilien depuis 1888.
Nous serons à terre vers 10h30 et commencerons notre visite à pied le long de la côte.


02-Nous arrivons sur un des nombreux sites de MOAIS érigés sur les côtes.
Un brin d’histoire pour situer l’île de Pâques qui se situe à 3700kms du Chili, 4100kms de Tahiti. Cette île a vécu 3 étapes historiques importantes :
- l’arrivée des polynésiens, grands navigateurs, qui ont colonisé l’île autour de 800 à 1200 ans après JC.
- la phase AHU MOAI , la plus florissante, avec ses grands centres cérémoniels au 17éme siècle,
-la phase HURI MOAI , avec des conflits entre les différentes lignées, des périodes de famine et le culte de l’homme oiseau au 18éme siècle jusqu’à l’arrivée des missionnaires catholiques en 1864.



03-Une vue du site complet permet de distinguer plusieurs éléments :
- la plateforme sacrée (AHU) avec ses 5 MOAIS ainsi que 2 MOAIS sur des plateformes individuelles pouvant appartenir à 2 lignées différentes ;
- au centre, une cale pour la mise à l’eau d’embarcations pour la pêche ;
- sur la gauche, un édifice bas en pierres, tout en longueur avec une seule entrée pouvait abriter de 10 à 20 personnes .


04-Le site MOAI est un centre cérémoniel. Il se compose de la plateforme sacrée (AHU) sur laquelle repose un ou plusieurs MOAIS tournés vers la terre et une rampe pour faciliter la mise en place de la statue en pierre de lave.
Le MOAI avait une double fonction :
-il représentait de manière visible les ancêtres de chaque lignée,
-il démontrait le pouvoir et la capacité d’organisation d’une lignée.


05-A côté du port, nous nous trouvons sur un site qui a sans doute vécu les séquelles de la dernière phase de conflit entre les différentes lignées avec des phases de destruction volontaire, de famine et de tremblements de terre.



 06-Toujours sur la côte, un vaste cimetière où se côtoient des tombes et sépultures sous le double culte catholique et Rapa Nui.



 07-Devant le bâtiment du gouvernement de l’île de Pâques, le symbole de l’île qui figure sur son drapeau. Cette sculpture rappelle la forme de l’île mais aussi celle des embarcations « Rapa Nui » avec ses 2 têtes en proue et en poupe.



 08- nous visitons le musée anthropologique créé en 1973 sur les différents aspects de la culture Rapa Nui.
A côté de l’escalier, une sculpture originale réalisée à partir de filets de pêche.



09-Plusieurs siècles avant notre ère, les polynésiens ont fabriqué des canoës de haute mer qui leur permettaient d’atteindre des zones lointaines. Ils avaient des connaissances de navigation empiriques basées sur les étoiles, la présence des courants marins, la direction des vents.
Une série de signes indiquaient la présence de terres plusieurs dizaines de kms avant de les apercevoir : les oiseaux marins, la présence de nuages , le changement de couleurs dans le ciel, dans l’eau (algues, déchets) .


 10-Un type d’habitation Moai avec une seule petite ouverture par laquelle on pénétrait à 4 pattes.



11-L’aspect triangulaire de Rapa Nui, de 173 km² de superficie, est le résultat de l’éruption de 3 centres volcaniques principaux (selon le même schéma volcanique dont la plupart des îles du pacifique sont issues).



12-La sculpture famélique en bois (2éme à partir de la gauche) figure une représentation MOAI de la période HURI MOAI  qui fût très destructrice avec des conflits entre les différentes lignées, et le culte de l’homme oiseau (nouvelle religion fantaisiste) au 18éme siècle qui ont conduit l’île à sa perte et à de graves crises de famine .


13-Nous décidons de gravir le volcan par un sentier très agréable ; nous découvrons durant notre promenade des sites inattendus : une ferme moderne avec des plantations très variées, mais aussi un troupeau de vaches, des chevaux,...Une particularité (vue aussi dans les îles Canaries) ,des plantes sont cultivées dans des enceintes rondes faites de murets de cailloux (à gauche de la photo)  permettant de maintenir ainsi l’humidité;



14-Après 1 heure et demie de montée, nous voici au sommet du volcan duquel nous avons une vision panoramique sur l’île et sur le fond du volcan qui sert de réserve d’eau aux habitants car la deuxième difficulté de l’île quand on est arrivé à débarquer : il n’y a pas de sources ni de cours d’eau. Un 2éme volcan à l’autre extrémité de l’île joue le même rôle.







15-Sur le chemin de retour vers le port, nous admirons le paysage très varié (dont une forêt d’eucalyptus) une belle vue sur le village et la baie où est amarré le Costa.



16-De retour sur le bateau, nous profitons d’un beau coucher de soleil avant de lever l’ancre pour l’île de Pitcairn, plus connue comme l’île des mutinés du Bounty.