Tour Du Monde

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port de Barcelonne

dimanche 2 février 2020

Arica au Chili

Samedi 1er février :
Au petit matin nous entrons dans le port d’Arica et profitons d’un beau lever de soleil sur les Andes désertes. Arica, ville de la montagne en Quechua, est devenue chilien suite à la guerre du Pacifique avec le Pérou par le traité de Bogota en 1894. C’est aussi le port le plus proche de la Bolivie qui n’a pas accès à la mer.


Le Christ dressé sur le rocher surplombant la ville semble vouloir concurrencer le Corcovado de Rio de Janeiro.

Notre excursion démarre par une montée vers la ville. Le guide est fier de son stade construit en 1962 pour la coupe du monde de football.

Très vite nous quittons la ville de 275 000 habitants pour entrer dans le désert d’Atacama long de 1 600 km et 105 000 km². Nous sommes surpris par cette poussière grise qui recouvre tout.


Un premier arrêt pour admirer les œuvres anthropomorphiques d’un sculpteur chilien, J. Diaz Fleming, inspiré par les pétroglyphes de son pays.

Des remontées de sel rappellent que le sel d’Atacama a été très longtemps exploité.

Les rares cactus candélabres profitent de l’humidité de l’altitude (2500 m. à notre altimètre) pour prendre des formes altières.

Les dures conditions de vie rendent les hommes superstitieux. Ces monticules sont érigés en signe de prières et la vaste étendue ainsi parsemée depuis de nombreuses années en fait un lieu religieux étrange.

Après 2 heures de route, nous approchons de notre destination, un village agricole de 25 familles établies à 1 800 m. d’altitude dans une improbable vallée traversée par un petit cours d’eau. Mais un magnifique centre de vacances surprend le touriste.

Après le cimetière décoré de boules de Noël et où les tombes sont protégées du soleil par des toits en tôle ou des filets anti-chaleur, le musée.

Le temple dédié à St Martin de Tours (celui qui a partagé son manteau avec un mendiant) demande quelques travaux de consolidation.

Chaleureusement accueillis avec un verre de vin (à l’entrée du village un tableau informait la population d’une visite de « cruseros »), nous assistons à une cérémonie du Chaman. Il invoque les dieux en arrosant les quatre coins cardinaux avec le vin local et brûle dans une cassolette des feuilles de coca. Puis il entoure le cou des humbles participants avec un serpentin de papier et leur promet la réussite de leurs souhaits.

Les dollars américains sont toujours acceptés avec un taux de change que voudrait bien adopter certaines banques…

Les jeunes n’apprennent pas que l’agriculture au lycée local ! La musique andine est entraînante et la chorégraphie bien enlevée.
 
Ce qui ne dérange pas ce petit alpaga attaché à sa maîtresse qui l’a nourri au biberon.

Après un digne repas, une promenade digestive sous un soleil de plomb nous mène à traverser ce petit cours d’eau. Les hautes protections bétonnées indiquent que la montagne doit drainer de temps en temps de fortes et importantes quantité d’eau. En y pensant, on tremble en passant près de gros rochers déposés sur les pentes poudreuses.


Nous quittons cette étonnante cité et son environnement quasi stérile en admirant tous les bateaux de pécheurs emplis de leurs lourds filets. Comme au Pérou, le « ceviche » est un plat très populaire.

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