Samedi
1er février :
Au
petit matin nous entrons dans le port d’Arica et profitons d’un
beau lever de soleil sur les Andes désertes. Arica,
ville
de la montagne en Quechua, est
devenue chilien suite à la guerre du Pacifique avec le Pérou par le
traité de Bogota en 1894. C’est aussi le port le plus proche de la
Bolivie qui n’a pas accès à la mer.
Le
Christ dressé sur le rocher surplombant la ville semble vouloir
concurrencer le Corcovado de Rio de Janeiro.
Notre
excursion démarre par une montée vers la ville. Le guide est fier
de son stade construit en 1962 pour la coupe du monde de football.
Très
vite nous quittons la ville de 275 000 habitants pour
entrer dans le désert d’Atacama long de 1 600 km et 105 000 km².
Nous sommes surpris par cette poussière grise qui recouvre tout.
Un
premier arrêt pour
admirer les œuvres anthropomorphiques d’un sculpteur
chilien, J.
Diaz Fleming,
inspiré par les pétroglyphes de son pays.
Des
remontées de sel rappellent que le sel d’Atacama a été très
longtemps exploité.
Les
rares cactus candélabres profitent de l’humidité de l’altitude
(2500 m. à notre altimètre) pour prendre des formes altières.
Les
dures conditions de vie rendent les hommes superstitieux. Ces
monticules sont érigés en signe de prières et
la
vaste étendue ainsi
parsemée
depuis de nombreuses années en fait un lieu religieux étrange.
Après
2 heures de route, nous approchons de notre destination, un village
agricole de 25 familles établies à 1 800 m. d’altitude dans une
improbable vallée traversée par un petit cours d’eau. Mais un
magnifique centre de vacances surprend le touriste.
Après
le cimetière décoré de boules de Noël et où les tombes sont
protégées du soleil par des toits en tôle ou des filets
anti-chaleur, le musée.
Le
temple dédié à St Martin de Tours (celui qui
a partagé son manteau avec un mendiant)
demande quelques travaux de consolidation.
Chaleureusement
accueillis avec un verre de vin (à l’entrée du village un tableau
informait la population d’une
visite de « cruseros »), nous assistons à une cérémonie
du Chaman. Il invoque les dieux en arrosant les quatre coins
cardinaux avec le vin local et brûle dans une cassolette des
feuilles de coca. Puis il entoure le cou des humbles
participants
avec un serpentin de papier et
leur promet la réussite de leurs
souhaits.
Les
dollars américains sont toujours acceptés avec un taux de change
que voudrait bien adopter certaines banques…
Les
jeunes n’apprennent pas que l’agriculture au lycée local !
La musique andine
est entraînante et la chorégraphie bien enlevée.
Ce
qui ne dérange pas ce petit alpaga attaché à sa maîtresse qui l’a
nourri au biberon.
Après
un digne repas, une promenade digestive sous un soleil de plomb nous
mène à traverser ce
petit cours d’eau. Les
hautes protections bétonnées indiquent
que la montagne doit drainer de temps en temps de fortes et
importantes quantité d’eau.
En
y pensant, on tremble en passant près de gros rochers déposés sur
les pentes poudreuses.
Nous
quittons cette étonnante cité et son environnement quasi stérile
en admirant tous les bateaux de pécheurs emplis de leurs lourds
filets. Comme au Pérou, le « ceviche » est un plat très
populaire.
C'est rès dépaysant!! Très intéressant. Bonne continuation.
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