Tour Du Monde

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port de Barcelonne

vendredi 24 février 2017

2 jours sur l'Ile de PÂQUES.



Lundi 20 février,
 L'Ile de Pâques et le volcan Rano Kao sont en vue et vers 8 heures, nous jetons l'ancre devant la baie de Hanga Roa.
C'est une des îles habitées (moins de 5000 habitants aujourd'hui) les plus isolées du monde : 2075 kms de l’île de Pitcain (50 hab) que nous croiserons sur la route des îles de la Société et 3500 kms des côtes du Chili.
Un peu d'histoire:
L’île tient son nom du  hollandais Roggeveen 1er européen à avoir débarqué le dimanche de Pâques de l'année 1722. Elle comptait alors 2000/3000 autochtones contre 15000 un siècle plus tôt.
Ce matin, il fait très beau, la température clémente, 25°C, Nous découvrons émerveillés Hanga Roa, unique ville actuelle, dans son  écrin de verdure surmontée du volcan Rano Kao. L'île si prospère à son 1er peuplement entre les années 400 et 1200, par des polynésiens et des Incas, a dû sa perte aux guerres de clans et à la déforestation.
Le débarquement  sur l’île s'annonce très sportif!
Nous regardons depuis notre balcon le manège des premières  chaloupes qui commencent à amener à terre les passagers pour les excursions. La mer est agitée avec des vagues de 2 à 3 mètres par endroit ,et la passe pour entrer dans le port est très étroite entre des rochers de lave hostiles .

10 heures: Nous accostons parmi les derniers dans  une des rares passes de la côte.  Nous avons choisi de visiter par nous même le 1er jour de l'escale.

De nombreux marchands ambulants attendent les touristes avec leur lot de moaïs miniatures et autres. Une cuisinière a déjà quantité de morceaux de poulets sur un barbecue.

Nous nous lançons à la découverte du village. le marché avec la récolte du jour : patates douces, bananes, tomates, oignons, calabazas,..

En cheminant vers la ville, nous observons quelques aspects de la vie locale. La côte étant très découpée en raison de son origine volcanique, les Rapa nui (Pascuans) ont été obligés d'aménager tout au long de leur vie, des cales (caletas) pour permettre la mise à l'eau des bateaux principalement pour la pêche, aujourd'hui également pour la plongée et le tourisme.  Des surfeurs, une piscine d'eau de mer, une petite plage, l'eau est à 27°C, c'est tentant de rester là!

Une des premières statues moaïs que nous rencontrons; le visage d'une femme (très rare, nous dit-on!)
Les moaïs étaient érigés pour représenter les ancêtres décédés qui devaient protéger la famille. 

Sur un Ahu, socle de moaï, celui-ci a gardé ses yeux de corail. Ils n'étaient  insérés dans leurs orbites qu'une fois le mégalithe en place pour lui donner vie.

Los correos (la poste) dans une rue qui descend vers la mer .Nous avons matérialisé notre passage sur l'ile en apposant le cachet, représentant 3 moaïs, sur la copie de notre passeport. Costa a gardé les originaux depuis le début de la croisière pour toutes les formalités aux escales.

Le street-art, très présent, décore les  murets de certaines habitations

Sur la terrasse d'un café, notre curiosité est éveillée par une plante très familière dans les jardinières :
 des pieds de piments!
Et la question qui nous vient à l'esprit;  Guernica ou Ibarra???
Après une première exploration de l’île, nous rentrons à bord fourbus à cause de la chaleur, mais enchantés par l’atmosphère spéciale que nous ressentons dans cette île du bout du monde.



Le lendemain, nous saluons un beau moaï typique avec ses yeux et son chapeau de pierre de lave, posé sur son Ahu traditionnel et entouré de pierres placées en lignes marquant le domaine du cimetière.



Les premières habitations  érigées près de la mer  étaient de deux sortes:
soit de forme allongée avec un soubassement en pierre

 surmontées d'une structure de bois recouverte de palmes.

soit , profitant des avancées de coulées de lave formant des grottes. La façade était fermée de pierres.
Dans les deux cas, les petites ouvertures permettaient de se protéger des ennemis qui devaient ramper pour entrer et ainsi être en position de faiblesse.

Chaque famille construisait une mise à l'eau pour ses embarcations plus ou moins grandes.

La distance entre la carrière sur le volcan Rano et la position définitive des moaïs
est impressionnante sachant qu'ils étaient déplacés debout. Il se passait environ 2 ans entre le projet de sculpture et la position définitive des moaïs.

Ahu Tongariki, à l'Est, est le plus grand Ahu réhabilité, durant 5 ans,
 avec l'aide du Japon.Ses statues, moaïs ,avaient été déplacées sur plusieurs centaines de mètres par un raz de marée


 Le plus grand mesure 9.5m. un seul a retrouvé son chignon
 qui servait de stabilisateur et de décoration.
Entre l'atelier de fabrication et leur emplacement définitif sur le bord de mer, on a retrouvé plus de 397 statues face contre terre et plus ou moins enterrées.
 L'art nouveau de l'époque sûrement ! celui-ci semble bien différent et très sympathique.


Les guerres de clans, la déforestation ont entraîné l'arrêt brutal de la fabrication
et le transport des statues à différents stades de l'entreprise. 

 La dernière éruption des volcans de l'île date d'il y a un million d'années.
Les corps des moaïs sont en pierre dure grise
, les chapeaux en pouzzolane rouge et les yeux en corail blanc.

Ils étaient sculptés en position allongée puis détachés de la roche
et aussitôt soulevés en position debout pour le transport.

Le plus grand retrouvé inachevé aurait pesé prés de 80 tonnes.

Deux lacs d'eau de pluie se sont formés au centre d'anciens volcans.
Les contreforts servaient de carrière et un passage a été taillé pour faciliter la descente des statues sur la côte.

Après les nourritures de l'esprit, celles du corps.
 Nous laissons le groupe pressé de rentrer sur le bateau pour un
 arrêt sur une terrasse d'un restaurant typique dont le cuisinier est un polynésien.
Nous dégustons" una parrillada de pescados frescos a compartir"...
 du poisson cru macéré dans le jus de citron vert, accompagné de chips de patates douces,
 suivi d'une banane flambée.



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