Tour Du Monde

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port de Barcelonne

mercredi 19 avril 2017

Le site antique de Pétra

Samedi 15 avril
Très tôt ce matin, nous accostons à Aqaba, port au sud de la Jordanie sur le golfe d'Aqaba.
Après le départ lundi
de Salaalah à Oman, nous avons rejoint la mer Rouge par le détroit du Bab el Mandeb qui sépare de quelques miles le Yémen du territoire de Djibouti (à qui nous avons lancé un petit coucou virtuel au passage). 
Aqaba occupe une position stratégique pour la Jordanie car c'est le seul port du pays. La ville est mitoyenne d'Eilat en Israël.

L'excursion de ce jour propose la visite du site antique de Pétra, à 120 kms d'Aqaba.
Les paysages pittoresques le long de la route nous rappellent Djibouti par ses reliefs
désertiques rocailleux dotés d'une végétation rare.

Mais ils contrastent également avec des plaines de cultures (céréales, maraîchères,..)

Un moyen de déplacement sur le site de Pétra qui mesure plusieurs kilomètres dans ses différentes implantations
Pétra est située à mi-chemin entre le golfe d'Aqaba et la mer Morte à une altitude de 800 à 1 400 mètres au-dessus du niveau de la mer, dans un fond de vallée de la région montagneuse d'Edom. De nos jours, le site de Pétra se trouve à près de 200 km au sud de la capitale jordanienne  Amman.


Un des premiers tombeaux rencontrés sur le site inspiré des monuments égyptiens
Pétra ( « rocher »est une cité nabatéenne préislamique située au sud de l'actuelle Jordanie et le pôle touristique majeur de ce pays.
Créée dans l'Antiquité  vers la fin du VIII siécle av. J.C par les Edomites, elle est ensuite occupée  par les  Nabatéens qui la font prospérer. 



La situation de Pétra, dissimulée entre des rochers aux parois abruptes et dotée d'un approvisionnement sûr en eau en fait un lieu propice au développement d'une cité prospère. L'endroit n'est accessible que par un étroit sentier montagneux par le nord-ouest ou à l'est par un canyon d'environ 1,5 kilomètre de long et jusqu’à 200 mètres de profondeur, le SIQ, l'accès principal, qui, à son endroit le plus resserré, mesure seulement deux mètres de large.

Tout le long du canyon, différentes sculptures plus ou moins bien préservées  agrémentent le site.
Ici, un chamelier guidant sa monture dont on voit les 4 sabots ainsi que la silhouette de l'animal dans la partie supérieure du rocher.

Tout le long du sentier, des canalisations qui permettaient
l'approvisionnement en eau du site de Pétra
Au bout du canyon, la vision d'une façade  monumentale, la sculpture dans la roche  du
tombeau mausolée du pharaon est édifiante.



KHASNA AL-FIRA'UN, le trésor du pharaon
La présence d'eau et la sécurité apportée par le site ont fait de Pétra une halte naturelle au croisement de plusieurs routes caravanières qui reliaient l'Egypte à la Syrie et l'Arabie du Sud à la Méditerranée, chargées principalement de produits de luxe ( épices et soie  en provenance d'Inde, ivoire en provenance d'Afrique, perles de la mer Rouge et encens du sud de l'Arabie). La résine de l'« arbre à encens » ( Boswellia) était convoitée dans le monde antique tout entier comme une offrande religieuse particulièrement précieuse, mais également comme médicament.
KHASNA AL-FIRA'UN, le trésor du pharaon,
Entrée d'un grand tombeau avec ses colonnes à cornes de l'époque nabatéenne

L'activité commerciale engendrée par les caravanes et les taxes perçues produisaient d'importants profits pour les Nabatéens. De ce fait, la ville abrita du VI éme siécle av. J.C au III éme siècle après J.C un important marché. Deux caravanes par an d'un millier de chameaux transitaient par Petra. La  ville a abrité à son apogée jusqu'à vingt-cinq mille habitants. 

Les nombreux bâtiments, dont les façades monumentales directement taillées dans la roche, en font un ensemble monumental et unique qui, depuis 1985, est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.


L'habitat taillé et creusé dans la roche est spectaculaire


L'eau est canalisée dans un bassin.
On distingue aussi l'habitat creusé dans la roche de la montagne


L'influence gréco-romaine est également très présente: le théâtre

La modification des routes commerciales et les séismes entraînent l'abandon progressif de la ville par ses habitants. Tombé dans l'oubli à l'époque moderne, le site est redécouvert par le
monde occidental grâce à un explorateur suisse en 1812.

Une halte sympatique pour se restaurer!


Une halte inévitable dans un magasin 

Ce beau plateau  symbolise bien la Jordanie

De retour à AQABA, nous décidons une visite rapide de la ville

Claudine joue à cache cache avec le beau chameau blanc

Les jordaniens s'attellent aussi au Street Art
Une promenade sur le front de mer avant de rejoindre le bateau



Coucher de soleil  sur Aqaba avec des teintes de gré rose sur les montagnes.
 


Coucher de soleil sur le pont du bateau au moment du départ



Durant la nuit , nous descendons le golfe d'Aqaba vers la mer Rouge pour rejoindre ensuite le golfe de SUEZ.Vers 5H00 du matin, nous remontons en convoi le canal de Suez.
 
Une des nombreuses barques de pêche rencontrées sur le canal de Suez.


Dans l’après midi ,nous sortons du canal à Port Saïd et
naviguons désormais sur la Méditerranée.

Mercredi 19, nous serons à Héraklion en Crête


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